J'écoute : The Rifle, Alela Diane // Re:Stacks, Bon Iver Je regarde : par la fenêtre Je lis : Far from the madding crowd, Thomas Hardy Je joue : sur les mots Je mange : léger si possible Je bois : thé à tous les étages Je cite : "Suitcase filled with stone, snow keeps me alone" Je pense : "Rester, c'est ennuyeux, partir c'est beaucoup mieux" (mis à jour mardi 1 décembre 2009 à 07:54)
Pour l'instant, cela n'aide pas trop à soulager la douleur ni à combler l'absence, mais cette cover de The Do m'aura au moins donné envie d'aller regarder d'un peu plus près les paroles de ce monument pop-rock. Et qui l'eut cru, elles sont carrément bien.
Lay where you're laying, don't make a sound
I know they're watching, they're watching
All the commotion, the kiddie like play
Has people talking, talking
You, your sex is on fire
The dark of the alley, the breaking of day
The head while I'm driving, I'm driving
Soft lips are open, knuckles are pale
Feels like you're dying, you're dying
You, your sex is on fire
Consumed with what's to transpire
Hot as a fever, rattling bones
I could just taste it, taste it
If it's not forever, if it's just tonight
Oh, it's still the greatest, the greatest, the greatest
You, your sex is on fire
And you, your sex is on fire
Consumed with what's to transpire
And you, your sex is on fire
Consumed with what's to transpire
"A light kiss, the touch of your hand
A million things I will never understand
Oh, what a fuss when the king trades in
Oh, what a fuss when the king trades
All of my love
For someone else's hand"
Cat Power est de retour avec cet étrange titre de 7mn, qui ne serait pas complètement incongru dans la BO d'un film de Tarantino, mais qui fait toujours la part belle à sa voix unique.
Alors comme elle, je me prépare à 2012 comme à un combat de boxe. Un combat féroce.
Parce que parfois, on a envie de danser comme un décérébré et d'abandonner à des basses grondantes les quelques neurones qu'il nous restait, et parfois on n'a pas besoin que la bande son de sa propre vie soit plus tapageuse que quelques gouttes de pluie tombant sur un lac... menu au choix.
MFYG, 13ème du nom.
Il paraît que ça porte bonheur. D'ailleurs, le bonheur, je l'entends frapper à ma porte depuis vendredi soir, je ne suis pas certain de lui avoir ouvert la porte assez grand. Il a commencé à geindre un peu hier et je lui ai caressé doucement la tête dans l'entrebaillement en fredonnant.
Ce n'est pas que j'y mette de la mauvaise volonté mais ces temps-ci, tout ce que je suis bon à faire, c'est écouter cette chanson en boucle. Même au boulot, elle tourne en boucle sur la platine de ma tête.
The Weeknd a omis son "e", mais on pardonne bien volontiers à ce jeune canadien d'avoir mis l'orthographe entre parenthèses pour se concentrer sur la boîte à rythmes. Il a selon toute vraisemblance déjà plusieurs mixtapes à son actif, alors comme dirait Nicki Minaj: "check it out".
Comme le tout-Paris ne songe qu'à geindre en maudissant le ciel maussade de Juillet, je me plierai également à l'exercice, mais en musique s'il vous plait !
La poésie, c'était bien mieux
Que tes regards d'amoureux
Avec elle, au moins, quand il fait nuit,
On peut rêver ce que jamais on ne vit
Dans le silence d'un grand appartement
Pas besoin de pleurs ni de déchirements
Les amours imaginaires me tenaient compagnie
Bien mieux que ta chaleur dans mon lit
Et la dernière fois que j'ai été heureux
C'était avant de perdre au fond de tes yeux
Toutes les voix brisées, tous mes amants déchus,
Baisers inventés, ruptures jamais vécues.
Si pourtant je m'efforce de t'étreindre encore
C'est pour trouver dans les lignes de ton corps
Les rimes dérobées, les mots entrechoqués
Mais ma page est blanche, ton corps reste muet.
Face à mes anciennes passions tragiques,
Notre quotidien manque tant de romantique,
Et je traverserais serein cent ans de solitude
Pourvu qu'un poème carmin en soit le prélude
Je ne sais pas si mon œuvre me vaudra un prix d'interprétation à Cannes, en tout cas elle sera au moins l'occasion d'un bon dîner avec choupi (qui verra ainsi ses cerises "cueillies main" trouver un destin digne d'elles)
image cliquable pour accéder à l'interview et à l'écoute de l'album
Toujours l'espoir fragile de soulever un peu d'enthousiasme sur le JDI entre deux clips de Lady Gaga et de Cazwell (sur lesquels je ne crache pas, qu'on s'entende :P) avec l'arrivée du nouvel album de Bon Iver.
Certes l'homme a perdu de son pedigree indie avec des collaborations pour le moins mainstream (Kanye West entre autres) dans les 2 dernières années, mais l'arrivée de ce nouvel EP me rassure entièrement. Justin Vernon n'a pas laissé la charge poétique de ses lyrics se diluer dans l'océan de la gloire, et ses chansons ressemblent toujours autant à de vieilles photos sepia, à des peintures à l'huile de paysages disparus, à des départs difficiles dans la rosée de l'aube.
Émotion intacte, donc, et il y rajoute une partition plus étoffée, de nouveaux instruments qui viennent soutenir, compléter les accords mélancoliques de sa guitare. A noter aussi, le titre de l'album, le très sobre "Bon Iver". Justin aurait donc mis plus de 4 ans à assécher les larmes de "For Emma, Forever ago", pour concentrer ses errances musicales sur des lieux plutôt que des personnes, et nous inviter au voyage vers des destinations (parfois imaginaires) qui l'inspirent.
Après un malheureux "leak" il y a quelques semaines, l'album est maintenant disponible pour écoute en ligne, et sera téléchargeable avant la fin du mois. Difficile donc d'insister plus lourdement sur mon impatience.